[{"content":" Pour retenir les 4 étapes systématiques et quelques points clé ","date":"2 février 2025","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/blog/memento/","section":"Blog","summary":"","title":"Le mémento"},{"content":"Pourquoi préparer ? #Parce que réfléchir chez soi, c’est plus facile qu’en arrivant au parking ou quand on est en route ! Préparer, ce n’est pas une option. C’est dans son salon qu’on prend les meilleures décisions, parce que ce sont alors des choix. Il est clair que sur la neige, il y aura pour moi un après (…). Que les choix en amont seront encore plus restrictifs afin de réduire le risque (…) Plus que jamais, le choix de la course, avant même de partir de la maison, me paraît bien plus déterminant que l\u0026rsquo;analyse sur le terrain.\n— Lionel Tassan, après son accident de janvier 20261\nA la maison, on peut décider de ne pas sortir, d’aller ailleurs, de contourner tous les dangers ou d’affronter un risque… C\u0026rsquo;est le temps des choix. On décide du niveau de risque qu\u0026rsquo;on accepte de prendre. Une fois sur place, c’est compliqué de prendre les bonnes décisions (et même de décider tout court !). Et renoncer sur le terrain, c’est toujours plus difficile.\nA la maison, c’est aussi le meilleur moment pour exprimer ses doutes et suivre ses intuitions.\nComment préparer la sortie ? 🤔 #La préparation commence la veille dans le salon ! On fait ça avec un outil collaboratif en ligne : on a déjà fait ça avec WhatsApp, mais les échanges restent chronologiques, sans regroupement par thème. Récemment, on a fait ça avec un document partagé. On regroupe des questions, des infos, des doutes etc par thème. On ajoute des cartes, des copies d’écran et pas mal de texte !!\nDocument partagé accessible à tous Pour les sorties club, la participation est recommandée mais pas obligatoire : chacun fait avec le temps dont il dispose et selon sa motivation. On reste souple, mais l’idée est quand même de participer “au moins un tout petit peu” car la préparation en commun crée l’engagement. C’est le but numéro 1 : tous co-pilotes et personne en mode “passager”. Même une contribution minime améliore la qualité de la sortie du lendemain.\nLa préparation se fait dans un mode “asynchrone” : pas besoin d’être disponible tous ensemble pendant un créneau précis. On peut poser une question ou apporter une info, puis revenir une heure plus tard pour continuer. La plage horaire globale est souvent entre 16h (sortie du BERA) et 20h.\nEt on se resservira du même document pour le débriefing . Au final, on garde un journal de la sortie.\nCo-construction #On réfléchit au groupe lui même et à l’objectif : tous en forme ? des doutes ? la course est-elle bien adaptée ? biais détectés ?… On peut changer de destination selon le groupe et/ou les conditions. C\u0026rsquo;est encore l\u0026rsquo;heure des choix. Lors de quelques sorties, on a même choisi notre course tous ensemble !\nOn co-construit l’itinéraire, on imagine les modes de vigilance et les passages critiques, on explicite les risques (dangers, conséquences) on crée des alternatives (en faire plus, en faire moins, replis…), etc\nOn utilise les outils techniques que les participants connaissent (outils carto, BERA, Cristal, DCMR, EvalBERA, Skitourenguru…) mais sans imposer d’outillage minimum. Les “débutants en nivologie” peuvent participer. On peut aussi apprendre de nouveaux outils.\nQuels outils utiliser ? Voir Quelques outils !!!! Lien à mettre à jour !!!!!\nPréparer ce qui peut l’être, mais aussi se préparer… #Un peu comme le fait le sportif la veille d’une compétition, il faut visualiser, c’est à dire simuler mentalement ce qu’on va vivre (conditions, risques, prises de décision, perturbations…) La visualisation, ce n’est pas la prédiction de ce qui va se passer. Ce qu’on prévoit ou ce qu’on imagine est souvent très idéal (itinéraire, passages critiques…). Mais c’est très difficile d’imaginer les perturbations : erreurs, fatigues, conditions pires que prévues, manque de visibilité, retard…\nOn ne va pas imaginer tous ça, bien sûr ! Mais en visualisant, on s’entraîne à l’imprévu. On peut par exemple imaginer une ou 2 perturbations et la manière dont on devrait réagir (surtout avant une sortie longue ou par conditions “tendues”). La bonne “préparation mentale” ne cherche pas à éliminer l’incertitude ou les risques, mais à rendre les comportement les plus justes possible quand les perturbations apparaissent. On entraîne son intuition et sa capacité à “improviser” 2. Au final, on prépare une course, mais surtout on se prépare à vivre et à partager ensemble l’aventure d’une sortie en montagne.\nDescription de son accident du 19/01/2026 par L.Tassan : Trente secondes\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\nC\u0026rsquo;est ce que propose Yann Borgnet : en préparation, on ne cherche pas à tout planifier, mais plutôt à improviser. On se prépare à vivre l\u0026rsquo;imprévu. Voir son article dans Montagne Magazine 5 principes pour improviser en ski de randonnée\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\n","date":"12 février 2024","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/comment-faire/preparation/","section":"Comment faire ?","summary":"","title":"Préparation / co-construction"},{"content":"Même si les outils ne sont pas la “priorité” du Faire ensemble, nous allons en utiliser. Je peux vous en proposer et on peut bien sûr discuter de ceux que vous utilisez.\nLes outils cités ci-dessous ne sont que quelques exemples, dans le contexte des étapes :\nPour préparer et construire ensemble # La carte IGN SCAN25 en France et les pentes. C’est fondamental pour préparer quelque chose. Pas de nivologie sans les pentes. On trouve des équivalents pour l’Italie, la Suisse… A la maison, pour plus de confort, on peut travailler sur l’ordi. Perso, j’utilise VisuGPX. Les traces hivernales (issues du projet Skitourenguru / fondation Petzl) Pour la météo : Météo France, MétéoBlue ou d’autres sites. Pour les conditions neige : le BERA sort vers 16h 16h30 sur le site Météo France. On peut trouver plein d’infos “neige” via Synthesis de Data-Avalanche (les avalanches, hauteurs de neige, etc). Pour apprendre à “décoder” le BERA : EvalBERA (ANENA), notices de lecture Météo France. L’important est de bien identifier le(s) problème(s) avalanche du jour et leur localisation. D’autres info de “retour de course” sur Skitour, Camptocamp… On peut utiliser les 6 paramètres Cristal pour synthétiser la situation : par exemple : BERA 3 / pentes itinéraire 30° max / avalanches récentes / pas de redoux / surcharges (neige récente + vent) / couches fragiles persistantes indiquées dans le BERA. Dans ce cas on part avec 4 signaux allumés sur 6 🤔 Pour “qualifier” une idée de course (c’est adapté aux conditions ?), on peut utiliser les méthodes de réduction MRE, MRD ou des outils numériques comme Yéti ou Skitourenguru. A utiliser avec prudence ! Les méthodes de réduction ne tiennent pas compte des subtilités du BERA. Ca donne une première idée du côté réaliste du projet ! Ou pas… Il faut aussi qualifier l’idée de course par rapport au groupe ! C’est adapté à tous ? ca suscite des doutes ? On détecte des biais ?… Pour qualifier l’itinéraire, on imagine les modes de progression selon Cristal : détendu, méfiant, alerté. Si on n’est pas dans le ratio 80/20 (80% détendu…), il y a sans doute une erreur dans le choix de la course. Il faut tout faire pour évoluer dans sa zone de confort. Au delà du danger, DCMR amène une vision structurée des risques (pas seulement le risque avalanche) et fait réfléchir aux conséquences (volume d’une potentielle avalanche, configurations de terrain…), et aux mesures/précautions à prendre (on s’espace pour ne pas être plusieurs sour une coulée éventuelle, on met les couteaux pour éviter la glissade, le casque pour ne pas s’éclater la tête….). Réduire les conséquences est au moins aussi important que réfléchir aux dangers et à l’engagement. 3x3 : c’est toujours valable, mais la “grille” de lecture du Faire ensemble (qui rajoute le temps de l’après course - débriefing) le remplace avantageusement. Ne pas oublier : une bonne dose d’échanges. Si on sort, on aura réfléchit aussi aux passages critiques, aux plans B, au matériel, aux horaires, aux aspects logistiques, etc On peut aussi décider de rester à la maison… Pour la préparation à distance : un document partagé accessible en ligne , dans lequel tout le monde peut écrire et mettre des photos, images, traces etc Pour le briefing du matin # Pas vraiment besoin d’outils particuliers. Chacun s’exprime sur sa forme. On précise l’objectif, éventuellement quelques règles, test DVAs et c’est parti. Le briefing, c’est 100% papotage. Sur le terrain # La carte + les pentes + la localisation, c’est indispensable. Chacun utilise son appli mobile préférée (AlpineQuest, CartoExplorer ou autre). On peut y enregistrer une trace, des repères (passages critiques, points de décision…) mais quand on a vu ça en préparation, on a ça en tête. Sur le terrain, il suffit de consulter son appli pour connaître les pentes environnantes. Pour les pentes, on peut aussi utiliser le test du baton ou une appli clinomètre sur mobile. Pour l’observation et le dialogue, les yeux et les oreilles sont les meilleurs outils. Connaître Cristal et ses 6 paramètres observables permet d’avoir en tête un référentiel simple pour les “paramètres neige”. Et on essaye d’être attentif à ce qui change (fatigue, météo, neige, perturbations…). Le fait d’avoir imaginé les modes de vigilance selon Cristal (détendu, méfiant, alerté) fait s’interroger lors des des changements de mode. En fonction des observations, on peut aussi constater que le mode prévu n’était pas le bon. On actualise. Lors des pauses, en début de descente, lors des points de décision prévu, lors d’un changement perçu ou d’une perturbation, on réfléchit : micro-briefing, échanges, prise de décision. Sur les risques (DCMR nous aide à évaluer danger + conséquences) et sur les stratégies pour la suite (contournement du danger, mesures de réduction…). Là encore, Cristal et DCMR nous aident dans l’analyse et la prise de décision. Bien sûr, le cerveau reste l’outil principal en particulier pour détecter les pièges, les tunnels cognitifs, les biais décisionnels, les perturbations etc. Lors des prises de décision, on n’oublie jamais le renoncement dans le champ des possibles 😉 Et on n’oublie pas l’échange et la parole. Au retour pour débriefer # Encore une bonne dose de papotage , décidément 😉 Cristal toujours : les 6 observables , si besoin, pour répondre à “qu’est ce qu’on n’a pas vu ?” (il peut s’agir de bien d’autres choses aussi). Et pour l’analyse des écarts, les modes de vigilance constituent une très bonne référence : “hier soir, on pensait qu’on serait en mode méfiant” et après coup “on était en mode détendu”… On peut utiliser d’autres outils lors du débriefing : DCMR par exemple pour revenir sur une analyse de risque… Et on n’oublie pas le gateau au chocolat, la bière (avec modération) ou tout autre douceur pour fêter la sortie réussie. Et vous, quels outils utilisez-vous ?\n","date":"3 février 2023","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/aller-plus-loin/quelques-outils/","section":"Aller plus loin","summary":"Quelques outils","title":"Quelques outils"},{"content":" Et si le piège principal, ce n\u0026rsquo;était pas tant la montagne que notre difficulté à nous y comporter raisonnablement ?\n— Seb Escande1\nOK, la montagne hivernale est dangereuse, mais dans la plupart des cas d’accidents, c’est le comportement qui est mis en cause : “Il n’a pas osé dire qu’il avait un doute”, “ils avaient une contrainte horaire”, “on va toujours là bas, ça craint pas”…\nEn montagne, nous sommes souvent directement responsables de ce qu’il nous arrive. C’est avant tout notre décision, ou notre absence de décision qui sont au coeur du drame\n— Paulo Grobel\nAbsences de décision, de communication, d’observation…. des erreurs que l’on peut éviter par la mise en place de quelques pratiques : une communication dans le groupe et des étapes ritualisées.\n(Lien vers) La montagne est dangereuse ? On peut en discuter\u0026hellip;\nC\u0026rsquo;est un peu iconoclaste, mais dans ce cas, donnons la priorité aux comportements plutôt qu\u0026rsquo;à la nivologie elle même. Dans les formations, on a trop tendance à apprendre la nivologie et la gestion des risques, et ensuite parler de facteurs humains. On propose ici d\u0026rsquo;inverser les priorités.\n“ayez plus peur de vous même que de la montagne” Maud VANPOUlLE\nCité par seb\u0026hellip;. talk about nothing during Gopherfest, November 18, 2015.\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\n","date":"6 mars 2019","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/pourquoi/dangers-comportements/","section":"Pourquoi Faire ensemble ?","summary":"Donnons la priorité aux comportements plutôt qu\u0026rsquo;à la nivologie elle même","title":"Les dangers sont avant tout liés aux comportements"},{"content":"Etre tous observateurs, c’est multiplier nos yeux et nos antennes. La défaillance de l’un (y compris du leader !) est prise en charge par les “co-pilotes”.\nDans une sortie conventionnelle, le leader n’a pas le droit à l’erreur. En mode Faire ensemble, les choix et les prises de décisions sont réalisés en commun. La vigilance mutuelle et partagée limite le stress et apporte plus de sérénité pour le leader et pour tous.\nLe groupe qui coopère évolue avec beaucoup plus de sécurité (voir Le Risque : une affaire de groupe ). A développer un peu ici\u0026hellip;\n","date":"27 juin 2026","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/pourquoi/groupe-securite/","section":"Pourquoi Faire ensemble ?","summary":"xxxxxx","title":"L’implication de tous apporte plus de sécurité"},{"content":"C’est quoi la différence avec la Cartographie des vigilances ? Les deux approches présentent de nombreuses similitudes. C’est d’ailleurs une pratique de la Carto des vigilances sur plusieurs années qui a conduit au Faire ensemble.\nCarto des vigilances ? #La Carto des vigilances (ou CSV : cartographie systémique des vigilances), même si la démarche est flexible, est monolithique : elle intègre de très nombreux outils de la nivologie (Cristal, EvalBERA, DCMR…) et impose la représentation graphique. Pour Paulo Grobel, le gribouillon est la \u0026ldquo;marque de fabrique\u0026rdquo; de la CSV et est obligatoire (”ce n’est pas une CSV s’il n’y a pas de gribouillon”).\nLa CSV est tantôt une approche de réduction des risques, tantôt la représentation graphique elle-même, tantôt le faire ensemble\u0026hellip; Et dans le nommage CSV, \u0026ldquo;systémique\u0026rdquo; reste un mot bien compliqué. Je préfère utiliser des mots simples\nDans les sorties club, avec des groupes souvent éphémères, c’est souvent difficile de mobiliser tout le groupe réuni physiquement autour d’une préparation graphique et exhaustive. Les participants ne connaissent pas forcement les outils, ils sont parfois débutants. D\u0026rsquo;où la simplification et l\u0026rsquo;adaptation.\nDe la CSV au Faire ensemble #L’approche Faire ensemble présentée ici se concentre sur les bonnes pratiques et les bons comportements, pas sur les outils : l’approche est accessible à tous, selon les compétences de chacun. Le format et le vocabulaire employé est simple. Pas de “systémique” ni de trucs théoriques complexes. La préparation se fait ensemble à distance autour d’un document écrit, où les mots apportent plus de richesse dans l’expression et dans les nuances que le “griboullon”. Et si le groupe reste ensemble quelques jours, on peut bien sûr préparer tous ensemble la course du lendemain.\nAu final, le Faire ensemble est une forme particulière de CSV ! 😉\n","date":"2 décembre 2024","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/blog/faire-ensemble-vs-csv/","section":"Blog","summary":"","title":"Faire ensemble et Carto des vigilances : quelles différences ?"},{"content":"Un groupe informé est un groupe solidaire. Avant le départ, on prend un peu de temps (5 à 10 minutes) pour se synchroniser et partager. Ce n’est pas toujours facile dans le froid du parking ! En pratique, on se rend compte qu’une bonne préparation simplifie le briefing 😉\nComme la préparation, ça doit être systématique, un rituel. C’est aussi un “repêchage” pour les participants qui n’ont pas eu le temps de participer à la préparation.\nOn partage sa forme et ses doutes (météo intérieure). Comment je me sens ? (Forme, stress, “caillou dans la chaussure”). Chacun choisit sa manière : des mots ou des chiffres (”4 sur 5 pour moi !”). On déjoue le biais d’aura du leader/expert et pas mal d’autres biais. Cela installe la sécurité psychologique : sans ce briefing, le pratiquant occasionnel n\u0026rsquo;ose pas parler par la suite. Le “tour de parole” pour exprimer sa météo personnelle est un véritable interrupteur : on met la communication et l’échange dans l’équipe sur ON.\nQuel est l’objectif du jour ? On vise quoi ? un sommet rarement en condition, de la bonne neige, un apprentissage, ou juste prendre l’air… Cela permet de s’assurer que personne n\u0026rsquo;a un objectif caché (ex: vouloir le sommet à tout prix alors que les autres veulent skier la poudre récente). On déjoue les biais de rareté et d’obstination. Un groupe avec un objectif commun devient une équipe.\nOn rappelle l’itinéraire, les conditions du jour, les risques du moment…\nContrôles et règles : contrôle DVA et matériel, règles de sécurité, mais aussi rappel du \u0026ldquo;droit au doute\u0026rdquo; en chemin…\nLe droit au doute - la parole de chacun est une donnée de sécurité : chacun peut dire stop ou exprimer un doute. On s\u0026rsquo;arrête et on en discute. Le doute de l\u0026rsquo;un est l\u0026rsquo;alerte de tous. Un doute, même informel et intuitif a autant de valeur qu’une expérience ou une observation factuelle.\n","date":"13 février 2024","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/comment-faire/alignement-briefing/","section":"Comment faire ?","summary":"","title":"Alignement et briefing"},{"content":"Des vigilances actives et collectives #Sur le terrain, on communique sur ses ressentis, on questionne : comment ça va ? je commence à être très fatigué ! est-ce qu\u0026rsquo;on est toujours dans l\u0026rsquo;horaire prévu ? …\nOn partage ce qu’on voit, on partage ses doutes\u0026hellip; (et c’est plus facile quand on a rappelé le droit au doute). Le doute est souvent déjà une perception informelle de quelque chose ou un début de décision.\nOn observe, et c’est sûrement ce qu’il y a de plus compliqué ! les “capteurs et les antennes” sont ouverts. Qu’est ce qu’on voit ? météo, fatigue d’un copain, signaux “neige”… Il ne faut pas rater les signaux faibles. Tout le monde participe à l’observation (tous co-pilotes 😉). Et les débutants ont un rôle important à jouer : on ne leur demande pas d’être “expert en nivologie” mais simplement efficace en observation.\nPourquoi c’est compliqué d’observer ? parce qu’on discute intensément avec les copains, ou bien on avance le nez dans ses spatules en pensant à plein de choses… mais il faut régulièrement se reconnecter au terrain, à la neige et aux équipiers du jour pour percevoir les changements. Garder cette “connexion” pour avoir conscience, c’est peut être au final ce qu’il y a de plus difficile (voir 👁️‍🗨️ Conscience de la situation et modes cognitifs ). La préparation de la course en imaginant les modes de vigilance (détendu, méfiant, alerté) facilite en partie la reconnexion sur les “événements” liés aux changements.\nLe plus grand risque n\u0026rsquo;est pas de prendre une mauvaise décision, c\u0026rsquo;est d\u0026rsquo;oublier qu\u0026rsquo;il y a une décision à prendre. L\u0026rsquo;accident de montagne n\u0026rsquo;est que très rarement le résultat d\u0026rsquo;une \u0026ldquo;mauvaise décision\u0026rdquo; face à un danger identifié ; il est presque toujours le résultat d\u0026rsquo;une non-décision face à un danger non-perçu.\nPerturbations, décisions \u0026amp; validations collectives… À chaque arrêt prévu (”Stop, Think \u0026amp; Go”, par exemple avant un passage critique), lors de la perception de nouveaux signaux, lors de la détection d’une perturbation… on en discute et on valide ! Tout le monde est toujours OK pour la suite ? On active le plan B ? On renonce ? On décide d’un changement d’itinéraire ? Comment on gère une erreur ?\nLe leader/encadrant garde un rôle de facilitateur et d’arbitre : conduite de la réflexion et des prises de décision, arbitrages, rappel des règles et des mesures à prendre…\nPrévoir, c’est facile …parce qu’on l’a fait la veille en préparation.\nObserver, c’est difficile, parce qu’on “déconnecte” souvent, ce qui conduit à oublier qu’il y a des décisions à prendre.\nDétecter et gérer les perturbations, c’est compliqué aussi ! La fatigue d’un copain, une petite erreur d’itinéraire, une fixation qui casse… on s’en rend vite compte, mais il faut “traiter” la perturbations comme un changement de conditions : on s’arrête, on en discute, on décide de la suite.\nSinon, on consacre son “attention” à résoudre le problème, à observer son évolution, et on perd sa “lucidité” pour observer le reste : le terrain, les conditions… Voir aussi 👁️‍🗨️ Conscience de la situation et modes cognitifs\nLa préparation “mentale” et la visualisation aident à gérer les imprévus et à détecter les perturbations. A l’image du 3x3 qui nous invite à “explorer” le groupe, le terrain et les conditions neige, on peut chercher à explorer les perturbations.\nExpérimentations / rotation des rôles Selon les conditions, chacun peut s\u0026rsquo;essayer à la trace, à la montée comme à la descente. L’encadrant n\u0026rsquo;est pas un guide touristique “toujours devant”, il facilite les changements de rôles. Pour chacun, c’est en expérimentant qu’on développe le “sens” de l’itinéraire, de la neige… (on développe son intuition).\n","date":"17 février 2024","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/comment-faire/pendant-la-course/","section":"Comment faire ?","summary":"","title":"Pendant la course / tous co-pilotes"},{"content":"Au parking, au bistrot, c’est comme on veut. Avec ou sans bière 🍺, peu importe. Mais il faut parler de ce qui s’est passé. Et on peut même l’écrire dans le document partagé, comme ça on garde une mémoire de notre aventure, qu’on peut éventuellement partager.\nDonc le debriefing doit être rituel. C\u0026rsquo;est souvent l\u0026rsquo;étape oubliée, alors que c\u0026rsquo;est la plus importante pour la pédagogie. On parle de :\nCe qui s’est passé #Même si c\u0026rsquo;est un moment convivial, il faut rester sur le factuel pour évacuer le plus possible la subjectivité.\nOn confronte le vécu et ce qu’on avait prévu. Qu’est-ce qui ne s’est pas passé comme prévu (météo, neige, horaire…) ? On imaginait un passage critique … c’était débonnaire. Ou bien l’inverse. Pourquoi ? C’est en soulignant les écarts entre prévu et vécu qu’on arrive à mieux préparer la sortie suivante.\nOn peut aussi souligner les décisions importantes prises, les niveaux de prudence “après coup” (insuffisant ou excessif), les moments de déconnexion (“à ce moment là, j’ai débranché mon antenne !”, la conscience et la lucidité, ça se travaille aussi), ce qui aurait pu mal tourner (”à quel moment a-t-on eu de la chance ?”), etc\nOn peut aussi souligner les erreurs sans conséquences, mais sans jugement. On reste dans le “no blame” (pas de sanction) : c’est fondamental pour développer la “culture” de l’erreur.\nNotre ressenti #Le bon, le moins bon. Des surprises ? un moment fort ? un moment d\u0026rsquo;inconfort ou de doute ? des peurs ? des joies ? Chacun s\u0026rsquo;exprime. Tous écoutent. La bienveillance doit favoriser la prise de parole.\nCe qu’on en retient #Une perturbation bien ou mal gérée, un comportement qu’on a trouvé très adapté à un moment donné, un outil nivologie ou d’aide à la décision qu’on a appris…\nQu’est ce qu’on retient pour la fois prochaine ? Et qu’est ce qu’on change ?\nEn soulignant tous ces points, on transforme l’expérience du jour en compétence pour la prochaine fois.\n","date":"19 février 2024","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/comment-faire/debriefing/","section":"Comment faire ?","summary":"","title":"Débriefing / ancrage"},{"content":"","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/tags/emoji/","section":"Tags","summary":"","title":"Emoji"},{"content":" Construisons ensemble notre sortie montagne hivernale pour plus de sécurité et pour mieux apprendre. Faire ensemble est une approche concrète et simple, accessible à tous et centrée sur le collectif et les rituels . Les comportements, les attitudes et les bonnes pratiques priment sur les outils de la nivologie et la technique. La vigilance partagée est construite sur l’écoute, l’observation et le dialogue. Chaque sortie devient une expérience qui permet d’apprendre et de progresser. On est tous d\u0026rsquo;accord pour aller par là ? On trouve quoi ici ? #Découvrir présente une sortie ski de randonnée en mode Faire ensemble. L\u0026rsquo;approche fonctionne pour les sorties encadrées en club de montagne, mais aussi pour les sorties entre amis, les sorties en couple et même - c\u0026rsquo;est moins conseillé - les sorties en solo.\nFaire ensemble donne la priorité au collectif et aux comportements. Pourquoi ? présente les atouts de cette approche.\nComment faire ? On entre dans le vif du sujet. On trouve ici les 4 étapes, les points à aborder, l\u0026rsquo;organisation, et des propositions pour mieux observer, communiquer, décider\u0026hellip; Sous forme super courte, on retrouve ça dans le Mémento du Faire ensemble.\nFaire ensemble n\u0026rsquo;invente pas grand chose 😉 L\u0026rsquo;approche propose juste de respecter 4 étapes et de réfléchir ensemble à quelques points. C\u0026rsquo;est très flexible. Les outils à utiliser et les fondements \u0026ldquo;théoriques\u0026rdquo; liés aux comportements sont décrits si vous souhaitez Aller plus loin.\nFaire ensemble est une proposition. A chacun de s\u0026rsquo;en approprier tout ou partie et d\u0026rsquo;en retenir quelque chose (ou pas 😅). Ca conviendra à certains et pas à d\u0026rsquo;autres (voir Faire ensemble, ça convient à tout le monde ? Dans tous les cas, la pratique d\u0026rsquo;activités montagne hivernale se fait sous la seule responsabilité des pratiquants. Un dernier point : si la démarche vous intéresse, n\u0026rsquo;hésitez pas à réagir par mail ou à poster un commentaire (pas besoin de vous inscrire). Tout ça peut évoluer et vous pouvez contribuer à l\u0026rsquo;évolution. On fera ça ensemble !\nJe télécharge le memento ","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/","section":"Faire ensemble 😍","summary":"","title":"Faire ensemble 😍"},{"content":" Tous s\u0026rsquo;impliquer, partager, apprendre\u0026hellip; Les atouts sont nombreux 😍 Pourquoi Faire ensemble ? Parce qu\u0026rsquo;un groupe organisé construit et adopte des comportements meilleurs. Parce que ça augmente la sécurité. Parce que ça permet de progresser et d\u0026rsquo;apprendre. Parce que même les débutants peuvent contribuer efficacement. Parce que c\u0026rsquo;est sympa\u0026hellip;\nBref, il y a peu de raisons de faire autrement.\nPour découvrir comment se déroule une sortie Club en mode Faire ensemble. Et pour regarder plus en détails les étapes d\u0026rsquo;une sortie\nPourquoi Faire ensemble ? Parce que\u0026hellip;\n","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/pourquoi/","section":"Pourquoi Faire ensemble ?","summary":"","title":"Pourquoi Faire ensemble ?"},{"content":"","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/tags/sample/","section":"Tags","summary":"","title":"Sample"},{"content":"Congo has full support for Hugo taxonomies and will adapt to any taxonomy set up. Taxonomy listings like this one also support custom content to be displayed above the list of terms.\nThis area could be used to add some extra descriptive text to each taxonomy. Check out the advanced tag below to see how to take this concept even further.\n","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/tags/","section":"Tags","summary":"","title":"Tags"},{"content":"","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/blog/","section":"Blog","summary":"","title":"Blog"},{"content":"On commence par quoi ? 🤔 #Dans quel ordre apprendre les choses ? Le plus souvent, on apprend l’orientation et la nivologie (des trucs techniques et des outils), et ensuite on parle de facteurs humains et de comportements.\nPourquoi ? Parce que c’est plus tangible et au final moins compliqué. Ca chamboule moins d’apprendre des trucs techniques (des algorithmes, des méthodes de réduction des risques, des grilles d’analyse, des “check-lists”…) que de parler de fonctionnement humain (psychologie, modes cognitifs, communication, interactions…).\nInverser l\u0026rsquo;ordre #Avec le Faire ensemble, on inverse l’ordre : 1 on adopte les bonnes pratiques et les bonnes attitudes puis 2 on apprend les outils et la technique.\nOn apprend en avançant #On apprend en avançant, selon le groupe et les connaissances de chacun. xxxxxxxxxxxxxxxx Adapté aux débutants. Pas de pré-requis (outils à connaitre, appli sur telephone\u0026hellip;). On adapte la formation aux niveau des participants et à leur attentes.\nFE : pour des sorties classiques, mais aussi pour des formations (validation initié ffcam\u0026hellip;)\nEt c’est lors du débriefing que l’on formalise les nouvelles expériences et ce qu’on a appris, permettant l’ancrage de nouvelles compétences.\n","date":"2 février 2025","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/pourquoi/bien-pour-apprendre/","section":"Pourquoi Faire ensemble ?","summary":"","title":"C'est une bonne façon d'apprendre"},{"content":"","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/tags/icons/","section":"Tags","summary":"","title":"Icons"},{"content":"","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/tags/shortcodes/","section":"Tags","summary":"","title":"Shortcodes"},{"content":"Pour approfondir\u0026hellip;\n","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/aller-plus-loin/","section":"Aller plus loin","summary":"","title":"Aller plus loin"},{"content":"","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/tags/diagram/","section":"Tags","summary":"","title":"Diagram"},{"content":" Comment évoluent la sécurité et les risques en fonction de l’implication et de la coopération au sein du groupe ? Le sujet est théorisé depuis longtemps dans le monde de l\u0026rsquo;entreprise. Chez DuPont (industrie chimique) V.Bradley a proposé dans les années 90 un modèle liant l’expérience et le taux d’accident à l’implication des salariés en matière de sécurité. C’est l’interdépendance de Bradley. L’expérience (et le taux d’accident) s’améliore avec l’implication, la compréhension des comportements et la coopération.\nRéactif, dépendant, c’est suivre le guide ou l’encadrant et respecter les consignes de sécurité (sécurité passive). Indépendant correspond à une pratique autonome de l’activité, et à une pratique responsable : compréhension des enjeux, prévention active des risques. Interdépendant c’est le mode Faire ensemble ! Coopération, engagement collectif, vigilances collectives\u0026hellip; La sécurité devient une dynamique collective. Une application aux activités montagne est présentée dans le Michelive (Tony Lamiche) \u0026ldquo;Culture \u0026amp; plaisir dans un milieu à risques\u0026rdquo; du 23/11/2020 avec Bertrand Soulhol (président de Human Impact). ","date":"11 décembre 2024","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/aller-plus-loin/risque-groupe/","section":"Aller plus loin","summary":"Comment évoluent la sécurité et les risques en fonction de l’implication et de la coopération au sein du groupe ?","title":"La sécurité : une affaire de groupe"},{"content":"","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/tags/mermaid/","section":"Tags","summary":"","title":"Mermaid"},{"content":"Le monde de la nivologie et de la montagne hivernale propose plein d’outils : méthodes de réduction, BERA, Cristal, Yéti, 3x3, EvalBERA, DCMR, Skitourenguru, Winter journal, EvalNivo, Guidoss, Nivotest, etc\nLa tendance à apprendre la \u0026ldquo;technique\u0026rdquo; est prépondérante (clubs, professionnels\u0026hellip;). L\u0026rsquo;expertise à un côté rassurant. Pour ma part, quand j\u0026rsquo;ai commencé à apprendre tout ces trucs, on me parlait de métamorphoses, de méthode Munter, de types de flocons, de gradients\u0026hellip; J\u0026rsquo;étais persuadé que connaître tout ça me permettrait de sortir en sécurité. Un peu mais pas que.\nComme on dit dans le milieu du secourisme en montagne, “l’avalanche ne sait pas que tu es un expert !”. Le paradoxe est que plus on est compétent techniquement, et plus on connait d’outils, plus on a tendance à prendre des risques (voir Plus d’outils, c’est mieux ?). On pense que notre savoir va nous permettre de \u0026ldquo;passer entre les gouttes\u0026rdquo;.\nAttention à ne pas tomber dans le piège de la technique ! Mieux vaut adopter d’abord les bonnes attitudes et les bons comportements. L\u0026rsquo;écoute et la vigilance, par exemple, n\u0026rsquo;ont pas de \u0026ldquo;failles\u0026rdquo;. Elles ne servent pas à “passer partout” et à s’engager plus, elles servent à ne pas oublier de se poser des questions (et de prendre une décision) et elles aident à savoir quand renoncer. Les outils ne servent qu’à objectiver formellement une prise de décision.\nLe Faire ensemble n’exclut bien sûr pas les outils “techniques” (voir Quelques outils) mais propose avant tout d’échanger, d’observer, et de respecter quelques rituels (étapes et bonnes pratiques). L’approche est adaptée aux sorties club et aux groupes éphémères : aucune connaissance “technique” n’est indispensable. Il suffit juste de savoir échanger et observer.\n","date":"6 mars 2024","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/pourquoi/biais-expertise/","section":"Pourquoi Faire ensemble ?","summary":"Donnons la priorité aux comportements plutôt qu\u0026rsquo;à la nivologie elle même","title":"On n’a pas besoin d’être expert en nivologie ou en gestion du risque !"},{"content":"les étapes\u0026hellip;.\n","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/comment-faire/","section":"Comment faire ?","summary":"","title":"Comment faire ?"},{"content":"Faire ensemble, c’est d’abord faire autrement. C\u0026rsquo;est sortir du schéma classique dans lequel le leader propose, organise et décide de tout. Comme le dit P.Grobel concernant la Carto des vigilances, c\u0026rsquo;est un réel changement de paradigme.\nTout le monde s\u0026rsquo;implique et participe selon ses envies et ses compétences. Les débutants y trouvent une place. Ca bouscule un peu et tout le monde n\u0026rsquo;en a pas forcément envie. Il faut avoir un peu de temps avant la sortie et vouloir contribuer et apprendre. Certains préfèreront faire comme d\u0026rsquo;habitude, sans avoir à se poser de questions, et rester en mode \u0026ldquo;suiveur\u0026rdquo;.\nCasser un peu l’habitude, faire autrement\u0026hellip; c\u0026rsquo;est ce que propose le Faire ensemble. Ca permet au passage de déjouer les biais de l’habitude et de confirmation : au cours de l\u0026rsquo;hiver, on retourne souvent sur des courses de proximité et/ou réputées \u0026ldquo;sûres\u0026rdquo;. C\u0026rsquo;est l\u0026rsquo;occasion de se forcer à se poser des questions : qu\u0026rsquo;est ce qui change ? comment sortir de la routine ?\nChaque sortie est prétexte au changement et à une nouvelle expérience : on utilise de nouveaux outils nivologie, on change la manière de préparer, on préfère faire des boucles que des aller-retour parce que c’est propice aux discussions, on fait des pirouettes parce que les participants ont des attentes ou des expériences très diverses, on revisite les sorties souvent faites…\nLa sortie peut même être un espace d’innovation : on peut se donner comme objectif de choisir ensemble notre destination, on peut co-rédiger un compte rendu pour le blog du club…\n","date":"28 novembre 2023","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/pourquoi/sortir-des-habitudes/","section":"Pourquoi Faire ensemble ?","summary":"Faire autrement, ne pas faire comme d\u0026rsquo;habitude\u0026hellip; Ca demande un petit effort mais c\u0026rsquo;est idéal pour apprendre.","title":"Ca change et c'est convivial"},{"content":"Ca, c’est pour les curieux. On peut s’en passer pour faire du ski de rando. Mais ça explique plein de choses, et ça fait partie des “fondements théoriques” du Faire ensemble.\nConscience de la situation #En gestion des risques, la Conscience de la situation (ou conscience situationnelle - situation awareness) est une base importante pour la compréhension de “l’erreur humaine” et de la prise de décision. C’est utilisé dans beaucoup de domaines : santé, aviation, contrôle des transports… qui ont cherché à tendre vers le \u0026ldquo;zéro\u0026rdquo; accident.\nDans beaucoup de cas d’erreurs ou d’accidents, on se rend compte qu’on a mal décidé (ou souvent rien décidé du tout) parce qu’on n’avait capté aucun signal, rien observé, ou qu’on n’avait mal attribué un sens à une observation.\nLa conscience de la situation, ce n\u0026rsquo;est pas juste \u0026ldquo;regarder autour de soi\u0026rdquo;, c\u0026rsquo;est un processus cognitif en trois étapes (formalisé par M.Endsley) : perception des éléments de l’environnement, compréhension de la situation, projection de l’état futur.\nLa 1ère étape de perception et d\u0026rsquo;observation jouent un rôle fondamental : je vois que la neige a changé, que le terrain n’est plus le même, que le copain est loin derrière, fatigué… Et c’est le dialogue et la formalisation des choses qui créent (facilement) la compréhension. La non-décision arrive quand on échoue au 1er niveau, celui de la perception : on n’a pas “vu” le signal et on n’a mis en route aucun processus particulier…\nLe fameux “tunnel cognitif”, qui altère la perception, peut être dû à une perturbation, une surcharge mentale ou physique (effort ou froid intense, itinéraire compliqué à suivre…) qui diminue la lucidité, une discussion passionnante avec les copains 😉, des traces (effet de halo : on se repose sur les observations de ceux qui sont passés avant…), l’obstination (l’objectif est si fort… gomme les autres signaux), etc\nC’est en instaurant des micro-briefings en cours de route : lors des pauses régulières, début de descente, perception d’une perturbation, doute… qu’on évite d’entrer dans un tunnel !\nModes cognitifs #!image.png\nOn a bien compris quel était l’outil indispensable pour la prise de décision. Même l’ANENA nous le rappelle, ça doit être vrai 😉\nModes cognitifs de D.Kahneman #Mode mental automatique #Situations habituelles, intuition, impressions, intentions et sentiments Rapidité et efficacité, sensible aux erreurs, enrichi par l’expérience.\nSystème 1\n!cervo.jpg\nMode mental adaptatif #Situations nouvelles, réflexion, mise en oeuvre consciente, logique, analyse, objectivité, justesse. Lenteur + énergie.\nSystème 2\nCe n’est pas qu’un truc théorique. Cette dualité de modes cognitifs a été largement mise en évidence par les neurosciences.\nPlus concrètement, en montagne hivernale (et pas que), ça donne quoi ?\n!image.png\nLes biais et perturbations affectent notre mode automatique. Le simple fait de prendre conscience, d’observer activement, de faire des mini-pauses, etc fait passer en mode adaptatif. Faire une pause “micro-briefing” en cours de route, par exemple, permet de dialoguer, de questionner les observables, d’utiliser un outil pour analyser la situation, etc. Sinon, c’est l’intuition qui gouverne, le “pilote automatique” avec toutes les sources d’erreur possible. L’intuition est efficace pour alarmer mais la réflexion est très souvent nécessaire pour valider une décision.\nCe sont les règles, les rituels et la “bascule” entre les 2 modes qui “entraînent” le mode automatique. Le débriefing constitue une 2ème boucle de feed-back qui contribue aussi à l’entraînement de l’intuition.\nEn bonus, une présentation au top de Seb Escande (ANENA) sur les facteurs humains et sur les modes cognitifs.\nhttps://www.youtube.com/watch?v=Xq6vJL5vdFY\n🔎 Parlons d’intuition… #Donc, l’intuition, ce n’est pas de la magie ni un don, c’est une forme d’intelligence présente en chacun de nous. Elle se cultive, se travaille et s’afine au quotidien. Ce sont tous les “passages” en mode adaptatif (briefings, débriefings….) donc les moments où on utilise les outils “rationnels” qui contribuent à développer l’intuition.\n*Il faut décider en fonction de ce qu\u0026rsquo;on pense et de ce qu\u0026rsquo;on ne pense pas ***(**Marc le Menestrel, prof PhD. Sciences de la décision à l\u0026rsquo;Insead Singapour lors du Michelive du 21/12/2020 - ”Heuristique, éthique et tactique”).\n*La pensée rationnelle sert très peu à éviter les risques. Elle semble essentiellement servir à rationaliser nos actes en leur injectant un peu de logique. ***(**N. N. Taleb)\nPlus d’outils ? plus de rationnel ? et si la réponse était aussi plus d’intuition !\nOn comprend mieux pourquoi ce ne serait pas par « toujours plus de la même chose », que l’on résoudrait certains problèmes mais par un changement de « philosophie », d’angle de vue, seuls à même de nous faire changer la façon de mobiliser notre cerveau. (Paul Watzlawick)\nYann Borgnet (GHM) a récemment proposé (février 2026) une approche qui laisse part à l’improvisation : 5 principes pour improviser en ski de randonnée Cela suppose une communication forte au sein du groupe, et une bonne préparation de la course. Et c’est reconnaître le rôle de l’intuition pour alarmer et prendre “au mieux possible” certaines décisions.\nUne part d’intuition, une part de réflexion… Une perception consciente de ce qui se passe… On est pas tous pareil ! Quels sont vos modes de fonctionnement ?\n","date":"11 janvier 2023","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/aller-plus-loin/modes-cognitifs/","section":"Aller plus loin","summary":"Comportements, modes cognitifs\u0026hellip; ça explique plein de choses, et ça fait partie des “fondements théoriques” du Faire ensemble.","title":"Conscience de la situation et modes cognitifs"},{"content":"This is the advanced tag. Just like other listing pages in Congo, you can add custom content to individual taxonomy terms and it will be displayed at the top of the term listing. 🚀\nYou can also use these content pages to define Hugo metadata like titles and descriptions that will be used for SEO and other purposes.\n","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/tags/advanced/","section":"Tags","summary":"","title":"advanced"},{"content":"这是高级标签。就像Congo中的其他列表页面一样，您可以为单个分类术语添加自定义内容，并将其显示在术语列表的顶部。 🚀\n您还可以使用这些内容页面定义Hugo元数据，如标题和描述，这将用于SEO和其他目的。\n","date":"1 janvier 0001","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/tags/advanced/_index.zh-cn/","section":"Tags","summary":"","title":"advanced"},{"content":" Comment se déroule une sortie club en mode Faire ensemble ? Tous co-pilotes #Plutôt que vous proposer clé en main une destination adaptée aux conditions du moment puis de passer devant et prendre toutes les décisions, je vous propose de faire autrement :\nEt si nous regardions tous l’itinéraire et les conditions avant de partir ? Et si nous échangions au départ sur notre forme, nos doutes et notre stress éventuel ? Et si nous partagions la préparation de course et les prises de décisions ? Et si nous prenions un peu de temps à la fin pour en re-discuter ? Alors, on fait comment dans une sortie en mode Faire ensemble ? #Avant la sortie… #Selon le temps dont vous disposez et de vos envies, vous pouvez :\nRegarder les conditions météo et le BERA Regarder le topo, la carte, les pentes… Identifier les passages critiques, les risques, les vigilances. De mon côté, je regarde ça aussi la veille ! 😉 Le plus souvent, j’essaye de faire un groupe de discussion (WhatsApp ou via un document partagé) pour que nous puissions échanger : des bouts de cartes, des éléments de préparation, des questions, des doutes…\nRien n’est obligatoire. Chacun fait selon ses envies, ses compétences et le temps dont il dispose.\nOn peut aussi changer de destination si vous avez d’autres idées de courses, ou pour tenir compte des conditions du moment\nLe jour le la sortie, au départ #On prend un peu de temps :\nPour être tous bien clairs sur l\u0026rsquo;objectif de la sortie (pas seulement la destination) : on fait une sortie cool, on tente un sommet rarement en conditions, on profite de la neige fraîche, on fait de la pédagogie… On a pas forcément tous le même objectif au départ 😉 C’est souvent l’occasion de déjouer des pièges ! Pour que chacun exprime sa météo personnelle (forme, stress éventuel, doutes, etc). C’est un bon moyen pour partager et commencer à faire ensemble. Pour construire une vision commune des conditions, de l’itinéraire et des risques . De quoi faut-il se méfier aujourd’hui ? et bien sûr pour faire le check matos et DVAs et rappeler les règles de la journée En cours de route # On essaye de rester à l’écoute de la montagne et du groupe, on partage ses observations. Le plus difficile, c’est de garder conscience et de ne pas avancer en pilote automatique. On adapte son mode de vigilance en fonction du terrain, de ce qu’on observe, de la préparation faite et du groupe On peut tous passer devant et expérimenter ! Selon le mode de vigilance, je vous laisserai faire, je ferai faire ou je ferai moi même dans certains cas. Je n’ai jamais rêvé d’être guide touristique 🤣 Avant les passages critiques on s’arrêtera pour échanger (sur les risques - les dangers et les conséquences) et pour bien prendre les décisions (itinéraire, mesures, renoncement) Au retour #On prendra un moment pour débriefer :\nPour partager les perceptions de chacun et pour faire un bilan. Qu’est ce qu’on en retient ? Qu’est ce que ça change pour chacun de faire autrement ? Pour comparer le prévu et le vécu. Parfois on imagine l’apocalypse et la sortie se révèle cool ou inversement. Pourquoi ces écarts ? L\u0026rsquo;important est avant tout de communiquer, de mettre des mots sur les ressentis, d\u0026rsquo;éviter les non-dits. Le formalisme et les outils utilisés évolueront au fil des sorties.\nOn fait ça au CAF depuis 5 ans !\nLa 1ère fois, on a même choisi la destination ensemble ! 😉\nVendredi 19 février 2021 : tricotage autour du Piolit, co-organisé et co-réalisé par Françoise, Sophie, Florence, Nathalie, Michel, Greg, Patrick et Philippe\nCa nous a pris un peu de temps la veille et aussi les jours précédents. Maintenant, on prépare la veille, on fait un point au départ et c’est parti ! Et on re-discute un peu au retour 😉 On peut varier les scénarios. A chaque fois, on trouve des trucs à apprendre 😀\nMardi 7 janvier 2025 - Tour de Roche Charnière. Randonnée à ski proposée par Philippe. 900m de dénivelé seulement pour une boucle superbe.\nDimanche 2 février 2025 - Tour du Pic du Cros depuis le Coin d\u0026rsquo;Arvieux, par le col de la Rousse et le col du Cros. Rando à ski proposée par Philippe.\nMardi 4 et mercredi 5 février 2025 - Tour des Peygus depuis le Laus de Cervières et Cime de la Charvie par le col de Prafauchier et la combe de Lasseron depuis Cervières. 2 boucles à ski proposées par Philippe.\nLundi 2 mars 2026 - Tête du Crachet (2919m) depuis la Chalp de Crévoux, proposé par Philippe.\nJe vous laisse regarder ces sorties pour vous faire une idée.\n","date":null,"permalink":"https://www.faire-ensemble.org/decouvrir/","section":"Découvrir","summary":"","title":"Découvrir"},{"content":"Congo完全支持Hugo分类法，并将适应任何分类法设置。像这样的分类法列表还支持在术语列表上方显示自定义内容。\n这个区域可以用来添加一些额外的描述性文本到每个分类法。查看下面的 高级标签 了解如何进一步学习这个概念。\n","date":"1 janvier 0001","permalink":"https://www.faire-ensemble.org/tags/_index.zh-cn/","section":"Tags","summary":"","title":"Tags"}]