Débriefing / ancrage
Sommaire
Au parking, au bistrot, c’est comme on veut. Avec ou sans bière 🍺, peu importe.
Mais il faut parler de ce qui s’est passé. Et on peut même l’écrire dans le document partagé, comme ça on garde une mémoire de notre aventure, qu’on peut éventuellement partager.
Donc le debriefing doit être rituel. C’est souvent l’étape oubliée, alors que c’est la plus importante pour la pédagogie. On parle de :
Ce qui s’est passé #
Même si c’est un moment convivial, il faut rester sur le factuel pour évacuer le plus possible la subjectivité.
On confronte le vécu et ce qu’on avait prévu. Qu’est-ce qui ne s’est pas passé comme prévu (météo, neige, horaire…) ? On imaginait un passage critique … c’était débonnaire. Ou bien l’inverse. Pourquoi ? C’est en soulignant les écarts entre prévu et vécu qu’on arrive à mieux préparer la sortie suivante.
On peut aussi souligner les décisions importantes prises, les niveaux de prudence “après coup” (insuffisant ou excessif), les moments de déconnexion (“à ce moment là, j’ai débranché mon antenne !”, la conscience et la lucidité, ça se travaille aussi), ce qui aurait pu mal tourner (”à quel moment a-t-on eu de la chance ?”), etc
On peut aussi souligner les erreurs sans conséquences, mais sans jugement. On reste dans le “no blame” (pas de sanction) : c’est fondamental pour développer la “culture” de l’erreur.
Notre ressenti #
Le bon, le moins bon. Des surprises ? un moment fort ? un moment d’inconfort ou de doute ? des peurs ? des joies ? Chacun s’exprime. Tous écoutent. La bienveillance doit favoriser la prise de parole.
Ce qu’on en retient #
Une perturbation bien ou mal gérée, un comportement qu’on a trouvé très adapté à un moment donné, un outil nivologie ou d’aide à la décision qu’on a appris…
Qu’est ce qu’on retient pour la fois prochaine ? Et qu’est ce qu’on change ?
En soulignant tous ces points, on transforme l’expérience du jour en compétence pour la prochaine fois.