Alignement et briefing
Un groupe informé est un groupe solidaire. Avant le départ, on prend un peu de temps (5 à 10 minutes) pour se synchroniser et partager. Ce n’est pas toujours facile dans le froid du parking ! En pratique, on se rend compte qu’une bonne préparation simplifie le briefing 😉
Comme la préparation, ça doit être systématique, un rituel. C’est aussi un “repêchage” pour les participants qui n’ont pas eu le temps de participer à la préparation.
On partage sa forme et ses doutes (météo intérieure). Comment je me sens ? (Forme, stress, “caillou dans la chaussure”). Chacun choisit sa manière : des mots ou des chiffres (”4 sur 5 pour moi !”). On déjoue le biais d’aura du leader/expert et pas mal d’autres biais. Cela installe la sécurité psychologique : sans ce briefing, le pratiquant occasionnel n’ose pas parler par la suite. Le “tour de parole” pour exprimer sa météo personnelle est un véritable interrupteur : on met la communication et l’échange dans l’équipe sur ON.
Quel est l’objectif du jour ? On vise quoi ? un sommet rarement en condition, de la bonne neige, un apprentissage, ou juste prendre l’air… Cela permet de s’assurer que personne n’a un objectif caché (ex: vouloir le sommet à tout prix alors que les autres veulent skier la poudre récente). On déjoue les biais de rareté et d’obstination. Un groupe avec un objectif commun devient une équipe.
On rappelle l’itinéraire, les conditions du jour, les risques du moment…
Contrôles et règles : contrôle DVA et matériel, règles de sécurité, mais aussi rappel du “droit au doute” en chemin…
Le droit au doute - la parole de chacun est une donnée de sécurité : chacun peut dire stop ou exprimer un doute. On s’arrête et on en discute. Le doute de l’un est l’alerte de tous. Un doute, même informel et intuitif a autant de valeur qu’une expérience ou une observation factuelle.