Quelques outils
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Sommaire
Même si les outils ne sont pas la “priorité” du Faire ensemble, nous allons en utiliser. Je peux vous en proposer et on peut bien sûr discuter de ceux que vous utilisez.
Les outils cités ci-dessous ne sont que quelques exemples, dans le contexte des étapes :
Pour préparer et construire ensemble #
- La carte IGN SCAN25 en France et les pentes. C’est fondamental pour préparer quelque chose. Pas de nivologie sans les pentes. On trouve des équivalents pour l’Italie, la Suisse… A la maison, pour plus de confort, on peut travailler sur l’ordi. Perso, j’utilise VisuGPX.
- Les traces hivernales (issues du projet Skitourenguru / fondation Petzl)
- Pour la météo : Météo France, MétéoBlue ou d’autres sites.
- Pour les conditions neige : le BERA sort vers 16h 16h30 sur le site Météo France. On peut trouver plein d’infos “neige” via Synthesis de Data-Avalanche (les avalanches, hauteurs de neige, etc). Pour apprendre à “décoder” le BERA : EvalBERA (ANENA), notices de lecture Météo France. L’important est de bien identifier le(s) problème(s) avalanche du jour et leur localisation.
- D’autres info de “retour de course” sur Skitour, Camptocamp…
- On peut utiliser les 6 paramètres Cristal pour synthétiser la situation : par exemple : BERA 3 / pentes itinéraire 30° max / avalanches récentes / pas de redoux / surcharges (neige récente + vent) / couches fragiles persistantes indiquées dans le BERA. Dans ce cas on part avec 4 signaux allumés sur 6 🤔
- Pour “qualifier” une idée de course (c’est adapté aux conditions ?), on peut utiliser les méthodes de réduction MRE, MRD ou des outils numériques comme Yéti ou Skitourenguru. A utiliser avec prudence ! Les méthodes de réduction ne tiennent pas compte des subtilités du BERA. Ca donne une première idée du côté réaliste du projet ! Ou pas…
- Il faut aussi qualifier l’idée de course par rapport au groupe ! C’est adapté à tous ? ca suscite des doutes ? On détecte des biais ?…
- Pour qualifier l’itinéraire, on imagine les modes de progression selon Cristal : détendu, méfiant, alerté. Si on n’est pas dans le ratio 80/20 (80% détendu…), il y a sans doute une erreur dans le choix de la course. Il faut tout faire pour évoluer dans sa zone de confort.
- Au delà du danger, DCMR amène une vision structurée des risques (pas seulement le risque avalanche) et fait réfléchir aux conséquences (volume d’une potentielle avalanche, configurations de terrain…), et aux mesures/précautions à prendre (on s’espace pour ne pas être plusieurs sour une coulée éventuelle, on met les couteaux pour éviter la glissade, le casque pour ne pas s’éclater la tête….). Réduire les conséquences est au moins aussi important que réfléchir aux dangers et à l’engagement.
- 3x3 : c’est toujours valable, mais la “grille” de lecture du Faire ensemble (qui rajoute le temps de l’après course - débriefing) le remplace avantageusement.
- Ne pas oublier : une bonne dose d’échanges. Si on sort, on aura réfléchit aussi aux passages critiques, aux plans B, au matériel, aux horaires, aux aspects logistiques, etc
- On peut aussi décider de rester à la maison…
- Pour la préparation à distance : un document partagé accessible en ligne , dans lequel tout le monde peut écrire et mettre des photos, images, traces etc
Pour le briefing du matin #
- Pas vraiment besoin d’outils particuliers. Chacun s’exprime sur sa forme. On précise l’objectif, éventuellement quelques règles, test DVAs et c’est parti. Le briefing, c’est 100% papotage.
Sur le terrain #
- La carte + les pentes + la localisation, c’est indispensable. Chacun utilise son appli mobile préférée (AlpineQuest, CartoExplorer ou autre). On peut y enregistrer une trace, des repères (passages critiques, points de décision…) mais quand on a vu ça en préparation, on a ça en tête. Sur le terrain, il suffit de consulter son appli pour connaître les pentes environnantes.
- Pour les pentes, on peut aussi utiliser le test du baton ou une appli clinomètre sur mobile.
- Pour l’observation et le dialogue, les yeux et les oreilles sont les meilleurs outils. Connaître Cristal et ses 6 paramètres observables permet d’avoir en tête un référentiel simple pour les “paramètres neige”. Et on essaye d’être attentif à ce qui change (fatigue, météo, neige, perturbations…).
- Le fait d’avoir imaginé les modes de vigilance selon Cristal (détendu, méfiant, alerté) fait s’interroger lors des des changements de mode. En fonction des observations, on peut aussi constater que le mode prévu n’était pas le bon. On actualise.
- Lors des pauses, en début de descente, lors des points de décision prévu, lors d’un changement perçu ou d’une perturbation, on réfléchit : micro-briefing, échanges, prise de décision. Sur les risques (DCMR nous aide à évaluer danger + conséquences) et sur les stratégies pour la suite (contournement du danger, mesures de réduction…). Là encore, Cristal et DCMR nous aident dans l’analyse et la prise de décision. Bien sûr, le cerveau reste l’outil principal en particulier pour détecter les pièges, les tunnels cognitifs, les biais décisionnels, les perturbations etc. Lors des prises de décision, on n’oublie jamais le renoncement dans le champ des possibles 😉
- Et on n’oublie pas l’échange et la parole.
Au retour pour débriefer #
- Encore une bonne dose de papotage , décidément 😉
- Cristal toujours : les 6 observables
, si besoin, pour répondre à “qu’est ce qu’on n’a pas vu ?” (il peut s’agir de bien d’autres choses aussi).
Et pour l’analyse des écarts, les modes de vigilance constituent une très bonne référence : “hier soir, on pensait qu’on serait en mode méfiant” et après coup “on était en mode détendu”… - On peut utiliser d’autres outils lors du débriefing : DCMR par exemple pour revenir sur une analyse de risque…
- Et on n’oublie pas le gateau au chocolat, la bière (avec modération) ou tout autre douceur pour fêter la sortie réussie.
Et vous, quels outils utilisez-vous ?